Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Objectifs de ce blog


Grâce à ce blog, notre objectif est de faciliter la mise en réseau entre l’ensemble des acteurs de la formation "BP REA saliculture" qu'ils soient formateurs, intervenants, stagiaires (actuels et anciens), membres du conseil de perfectionnement, maîtres de stage et professionnels des différents sites… 

Recherche

Nous contacter

Si vous souhaitez des renseignements sur la formation sur le BP REA Saliculture, veuillez joindre le centre de formation: Direction Emploi-Formation  de la Chambre d'Agriculture au 02 53 46 60 53 ou contacter le coordinateur de la formation par courriel frederic-miche@orange.fr

 

Liens

8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 10:11

Ce matin, Fabien, ancien stagiaire de la promo 2013/2104, nous accueille sur une de ses salines pour des travaux de remise en état. Paul, son voisin de saline est venu prêter main forte, accompagné d’un ami qui vient découvrir le marais.

A l’arrivée, un temps est consacré à la présentation de l’historique de la saline et des choix stratégiques qui ont été retenus pour la remise en état. A ce stade de son parcours, Fabien s’appuie toujours sur les conseils de Gilles qui l’accompagne depuis la formation. L’intérêt de la démarche est de permettre au groupe de se confronter aux problématiques des remises en état. Ce temps d’échanges a particulièrement été apprécié par le groupe.

se familiariser avec l'outil et l'argile

se familiariser avec l'outil et l'argile

La saline n’est pas exploitée depuis quelques années et les ponts (structures d’argile qui délimitent les bassins) se sont affaissés. L’objectif de la matinée est de reprendre et consolider la ponture d’une partie de la saline. Après une démonstration, les stagiaires peuvent à leur tour mettre en œuvre l’ensemble des opérations : tracer les ponts, réaliser des « ourdis » qui constituent les flancs du pont et lorsque la configuration du chantier le permet, charger les ponts avec de la terre pour finaliser le travail.

L’exercice est nouveau pour certains, il permet une première approche pratique de la réfection des ponts. Ces ateliers sur le terrain sont l’occasion pour chacun de travailler le geste et de corriger les postures, ou encore de s’interroger sur la mise en œuvre du chantier (intérêt du niveau d’eau pour la régularité du travail, prise en compte de la consistance de la matière…).

un travail individuel, un travail de groupe qui doit être bien coordonné.

un travail individuel, un travail de groupe qui doit être bien coordonné.

En dehors des aspects techniques, la matinée a également permis au groupe de constater l’importance de l’organisation du travail et du temps consacré à la gestion du chantier collectif (alimentation en eau du chantier, répartition des travailleurs…).

le résultat du travail valide l'acquisition des gestes techniques

le résultat du travail valide l'acquisition des gestes techniques

Laurent Bouineau.

Published by FormaSel
commenter cet article
22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 12:40

La promotion de stagiaires saliculteurs 2015/2016 est déjà en rythme de croisière !

Le groupe de nouveaux stagiaires devant le musée de Batz sur mer, imersion dans l'histoire du pays et des paludiers

Le groupe de nouveaux stagiaires devant le musée de Batz sur mer, imersion dans l'histoire du pays et des paludiers

Rentrés fin novembre, après quelques semaines sur le terrain ou en formation sur les matières générales, les stagiaires retrouvent les locaux du centre de formation de la chambre d'agriculture de Loire-Atlantique à La Turballle.

La vie du groupe s’organise petit à petit.

Cette semaine est dédiée aux approches scientifiques du métier de producteur de sel.

1/ Le métier de saliculteur est directement lié à l’écosystème du marais salant et réciproquement.

Les stagiaires ont travaillé sur l'organisation des écosystème et approché les spécificités de cet écosystème. L'objectif était d'analyser l’impact de l’activité de production sur l’écosystème du marais salant, et l'impact de l'écosystème sur la production. Comment conserver les fonctionnalités de cet écosystème, tout en réalisant les objectifs de production du paludier.

L’écosystème du marais est très impacté par la qualité de l'eau qui y arrive. Catherine Ponthoreau et Jérôme Eonnet ont montré le rôle de l'intercommunalité dans la gestion des bassins versants amonts des marais salants.

Aménagement des bords de rivière. A la conquête de la bonne qualité écologique des eaux!

Aménagement des bords de rivière. A la conquête de la bonne qualité écologique des eaux!

2/ Le climat du bassin de production est déterminant pour la production de sel.

Michel Evain de la Maison des paludiers (Saillé) nous a fait prendre de la hauteur pour comprendre le climat de notre région de production.

Le calendrier agricole de production de sel récolté manuellement en atlantique est conditionné par les évènements météorologiques et les saisons. visite de la station météo de Saillé à Guérande.Le calendrier agricole de production de sel récolté manuellement en atlantique est conditionné par les évènements météorologiques et les saisons. visite de la station météo de Saillé à Guérande.

Le calendrier agricole de production de sel récolté manuellement en atlantique est conditionné par les évènements météorologiques et les saisons. visite de la station météo de Saillé à Guérande.

L’architecture du marais salant permet de fractionner la cristallisation des sels de mer, et de sélectionner la production du chlorure de sodium dans les cristallisoirs (œillets ou aires saunantes). la matière façonnée pour réaliser ces constructions est l'argile!

Avec Patrick Bonnet du parc de Brière, nous avons remonté le temps, 8 000 ans!!! pour retrouver sous la tourbe accumulée en Brière, les argiles sédimentés qui sont identiques à ceux utilisés par les paludiers pour réaliser les salines.

Carottage en Brière. Sous la tourbe l'argile, 2 mètres de profondeur pour parcourir 8 000 ans de sédimentation!
Carottage en Brière. Sous la tourbe l'argile, 2 mètres de profondeur pour parcourir 8 000 ans de sédimentation!
Carottage en Brière. Sous la tourbe l'argile, 2 mètres de profondeur pour parcourir 8 000 ans de sédimentation!
Carottage en Brière. Sous la tourbe l'argile, 2 mètres de profondeur pour parcourir 8 000 ans de sédimentation!

Carottage en Brière. Sous la tourbe l'argile, 2 mètres de profondeur pour parcourir 8 000 ans de sédimentation!

La cristallisation est impactée par les conditions météorologiques, par la qualité du substrat, par la présence de micro-organismes des bassins de production.

Olivier Routhiau technicien de la coopérative des producteurs de sel de Guérande a fait rentrer les futurs saliculteurs dans la chimie et la physique du sel.

L'objectif de son intervention est de comprendre les processus de cristallisation, voir les impacts sur la qualité du sel, et d’amener le producteur à prendre les décisions techniques de production pour tirer du sel de meilleur qualité possible.

Retour en salle au milieu des échantillons de sels

Retour en salle au milieu des échantillons de sels

Frédéric Miché

Published by FormaSel
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:46

Pas facile de passer de deux mois sur le terrain, dans les marais au rythme de la récolte, au travail en salle, enfermé avec les épreuves finales pour échéances !

Et pourtant, les stagiaires de la promo qui se termine ont été très productifs. Tous présents en salle pour travailler leurs dossiers, les échanges ont été nombreux sur les façons de voir le métier, sur les choix à faire, les risques à prendre… La concentration était à son comble, et Il fallait entendre le crépitement des claviers d’ordinateurs.

Pendant ces deux mois, deux dossiers ont été réalisés

  • Un dossier diagnostic d’exploitation
  • Un dossier « projet »

Le premier dossier doit décrire et analyser le système de production.

  • Sur quel territoire se situe l’exploitation, quels sont les atouts et les contraintes de cette situation ?
  • Quels sont les moyens de production ? Les aspects fonciers, humains, matériels.
  • Quels choix de mise en production sont pris ? quels stratégie commerciale est privilégiée ? quelle démarche qualité est mise en œuvre ? quelle organisation de travail est adoptée ?...

A partir de cette première analyse un deuxième diagnostic peut être réalisé, le diagnostic de développement durable :

  • Quel impact a l’exploitation du maître de stage sur la vie sociale du territoire ?
  • Quel bilan économique permet de dégager l’activité de cette exploitation ?
  • Quel est l’impact de l’entreprise en question sur son environnement ?
Bravo pour l’investissement de chacun !

Ce travail permet de bien comprendre tous les enjeux liés au métier auquel se destinent les stagiaires en formation.

Le deuxième travail engagé depuis le retour en salle à La Turballe est la réalisation du dossier « projet » qui doit permettre aux stagiaires de faire des hypothèses de création d’entreprise de production de sel sur leur site de production. Grâce au travail précédent, les atouts et les limites du territoire d’installation sont bien connus, la filière est bien appréhendée et les choix de commercialisation peuvent être pris en connaissance de cause.

Avant toute chose, il est demandé aux stagiaires d’identifier les valeurs qui les ont conduit à se projeter dans ce métier. Une fois ce travail réalisé il faut préciser les finalités d’une installation en saliculture, les objectifs à atteindre et les moyens à développer pour y accéder.

Bravo pour l’investissement de chacun !

Une fois tout cela bien défini, il reste à poser les hypothèses économiques et financières du projet. Les outils informatiques permettent de faire bouger les paramètres, de supposer de mauvaises saisons…là aussi les échanges et les débats permettent de murir le projet.

Aujourd’hui les stagiaires sont en préparation de leur installation prévue pour l’hiver prochain (point 3 du déroulé de l’illustration suivante).

Bravo pour l’investissement de chacun !

Et bon vent à tous ces nouveaux professionnels des marais salants atlantiques !

groupe stagiaires 2015, une pensée pour Frédéric qui a du nous quitter en chemin et à Sandrine qui fait une pause...

groupe stagiaires 2015, une pensée pour Frédéric qui a du nous quitter en chemin et à Sandrine qui fait une pause...

Published by FormaSel
commenter cet article
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 10:03
Accueillir sur la saline.

En agriculture, une des activités de diversification des activités de production se trouve dans la mise en place d’un atelier dit « activités de service ». Le plus souvent ce sont des services qui proposent un accueil à la ferme, hébergement, restauration, découverte de la ferme ou vente directe.

Les stagiaires en formation en saliculture ont eu une semaine pour travailler cette hypothèse sur une exploitation salicole.

A partir de visites, chacun a pu travailler sur des cas existants d’accueil sur la saline.

Des expériences variées qui reflètent bien les personnalités des paludiers ou sauniers.

Terre de sel, filiale de la coopérative des producteurs de sels de Guérande.
Terre de sel, filiale de la coopérative des producteurs de sels de Guérande.

- Des projets collectifs pour faire connaitre le métier et l’environnement des marais salants et sa biodiversité en presqu'île guérandaise, tout en maîtrisant les flux touristiques.

Sébastien et Sophie Rossignol et le marais salant de Mornac-sur-Seudre
Sébastien et Sophie Rossignol et le marais salant de Mornac-sur-Seudre

- Des projets de vente directe sur l'exploitation en marais charentais, autre territoire, autres enjeux,

Accueillir sur la saline.

- Des projets de découverte des écosystèmes, et des hommes qui y travaillent. . Un écosystème qui permet une production, une production qui entretient un écosystème, le saunier est intégré à l’écosystème.

Aux salines de Millac, gourmandise et esthétisme sont mis en avant
Aux salines de Millac, gourmandise et esthétisme sont mis en avant

- Des projets de vente directe, innovation et sens du terroir

Les retours d'analyses de ces différentes réalisations ont été très intéressantes.

Les projets économiques et techniques ne sont pas dénués d'humanité!

C'est bien la personnalité de chacun de ces sauniers, leur passion, leur rapport au territoire et à leur métier de producteur qui s'expriment dans la mise en œuvre de leur activité d'accueil.

Ces propositions d'accueil sur les salines répondent aux attentes des visiteurs qui recherchent bien souvent des rapports authentiques avec des hommes et un territoire.

Frédéric Miché

Published by FormaSel
commenter cet article
7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 16:29

Deux mois sur le terrain, mise à l'épreuve des stagiaires pour une saison de production.

premier sel

premier sel

Bilan d’une saison de production en stage, et d’une année de formation en saliculture qui touche à sa fin.

Le témoignage d’Alexandre est clair, « Très très enrichissant ce stage. Oui ce stage m’a conforté dans mon idée de m'installer dans ce domaine, ce métier me plait, une vraie passion. Je ne remets rien en cause !!! ». Il reconnait en conclusion que bien que ce fut un plaisir d’être sur le marais pendant deux mois en quasi-autonomie, le sentiment qui a dominé cette période est bien le stress !

Comme le confirme Emmanuel, « çà a été une saison formatrice, avec des marais souvent décalés et une météo souvent molle obligeant une gestion de l’eau minutieuse ».

fiert de son produit!

fiert de son produit!

C’est bien la météo qui commande, mais c’est bien le professionnel qui produit ! Les premières prises de sel sont à la fois des moments d’inquiétudes et le moment de tester différentes façons de travailler. C’est là le sens du témoignage de Mickaël « le stage donne du temps pour expérimenter différentes techniques, j’ai pu noter une nette progression dans ma pratique, et arriver à une bonne autonomie. J’ai eu un bon suivi par mon maître de stage».

Un point fort du stage en entreprise c’est cette relation avec le maître de stage et les autres professionnels. Ils sont nombreux les stagiaires à mettre ce point en avant : « deux mois riches, que ce soit en terme d'expériences pratiques ou d'échanges avec le maitre de stage » ou encore « ce stage m’a permis un partage avec les professionnels qui m'entourent ».

physique les prises de gros sel!

physique les prises de gros sel!

Le stage est un moment de vérité, ou chacun est confronté à la réalité du métier. Certains ont apprécié l’aspect physique du métier, « c’est une bonne fatigue », par contre, Véronique nous dit que c’est « une mise en situation réelle très intéressante pour bien prendre conscience de la phase de production, et valider ses capacités physiques et mentales », pour elle la répétitivité des gestes l’amène à remettre en doute son projet par rapport à la fatigue physique : « ai-je vraiment envie de vivre ça ?? »

un terrain, un produit, un métier!

un terrain, un produit, un métier!

Pourtant encore en formation, les stagiaires sont déjà dans la projection de leur installation : « J’ai hâte de commencer la remise en état de ma future saline et de m'installer comme exploitant paludier ». Conclu Emmanuel Lecallo.

Frédéric Miché

Published by FormaSel
commenter cet article
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 12:52

Cette année c’est un stage sous le signe des contrastes où, à l’image d’une météo capricieuse, se côtoient les angoisses des débuts et le plaisir d’être enfin à temps plein et en responsabilité sur une saline.

vous avez dit contraste?

vous avez dit contraste?

Trois semaines de stage sur le terrain, et déjà le costume de professionnel est enfilé, l’œil s’affine, le geste est plus sûr, le plaisir est bien là, visible et affirmé :

« Ce qui est sûr c’est bien ce métier que je veux faire… », « J’aime bien ma saline… », « C’est magique quand tu vois les premiers grains de sel se former… »

Trois semaines de stage sur le terrain, immersion en autonomie dans le grand bain du marais, et ce sont les premières angoisses qui pointent :

« Est-ce que je vais réussir mes réglages », « je voyais du sel dans les autres salines, et rien chez moi… », « Mon sel est gris, à quand un sel alimentaire… », « C’est reparti comme l’année dernière, une saison en pointillée, c’est angoissant », « je mets un temps fou à prendre dix œillets, comment je vais faire quand j’en aurais quarante ? »…

la première fleur!la première fleur!

la première fleur!

en pleine action, récolte de fleur, récolte de grosen pleine action, récolte de fleur, récolte de gros

en pleine action, récolte de fleur, récolte de gros

les premières récoltes
les premières récoltes
les premières récoltes
les premières récoltes
les premières récoltes

les premières récoltes

Jean-Sébastien fait du sel sur un site riche d'histoire

Jean-Sébastien fait du sel sur un site riche d'histoire

En conclusion, comme le rappelait Bernard en détournant une comptine enfantine :

« Le bonheur est dans l’ marais ². Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans l’ marais². Cours-y vite. Il va filer.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer. »

² texte original : « le pré »

Frédéric Miché

Published by FormaSel
commenter cet article
7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 14:38

Il y a un an et demi, lors d’un conseil de centre, les professionnels faisaient le constat qu’il fallait former les futurs paludiers pour garantir la production et pérenniser les structures de commercialisation.

Pour l’année de formation 2014/2015, L’engagement pris par le centre de formation de la chambre d’agriculture de Loire-Atlantique près des professionnels des bassins de productions Vendéens et Charentais était d’aménager le planning de la formation pour dégager du temps sur les sites de production, l’objectif étant d’être au plus près du terrain.

En plus de cet aménagement de planning, et pour répondre aux télescopages du calendrier des travaux sur les salines et le calendrier des apports théoriques, nous avons mis en place, entre autre, des interventions en visio conférence. Au total dix journées se sont déroulées avec sept stagiaires en salle à La Turballe, trois stagiaires à La Rochelle et une stagiaire à Noirmoutier. Le logiciel utilisé permet les échanges oraux et visuels ainsi que les partages de documents.

stagiaires en formation en salle à LaTurballe

stagiaires en formation en salle à LaTurballe

De l’avis de Léo, stagiaire sur l’île de Ré, « La visio conférence fut bien pratique pour nous, les stagiaires sur les sites éloignés du centre de formation. Cela nous a évité des déplacements et permis de ne pas quitter le lieu de travail pendant des moments importants ».

Bernard Couronné qui a utilisé ce nouvel outil informatique pour ses contributions en gestion a apprécié cette nouvelle approche : « malgré mes craintes préalables, le dispositif via Internet a plutôt bien fonctionné. Il n’y a pas eu de déconnexion intempestive en cours de conférence. Le transfert des documents est rapide. Ce qui permet par exemple de réaliser un exercice sur une feuille de calcul en salle à La Turballe avec les commentaires énoncés « en direct » pour les stagiaires à distance. »

Chris, également en formation pour une future installation sur l’île de Ré confirme qu’’il s’agit bien d’une véritable plus-value pour la formation. Il y a bien évidemment des inconvénients inhérents à ce média, et de l’aveu de Véronique et Léo, « au bout de quelques heures seul(e) devant l'ordinateur, il est difficile de rester concentré ».

loin des travaux sur les marais, il faut savoir se concentrer

loin des travaux sur les marais, il faut savoir se concentrer

Nous pouvons nous réjouir d’avoir réussi à répondre à la demande des sauniers éloignés du centre de La Turballe, mais nous sommes bien conscients des points à améliorer, sur la qualité sonore et la gestion d’une nouvelle dynamique de groupe à partir de sites distants.

Nous pouvons laisser la conclusion à Bernard avec cette affirmation enthousiaste : « Cette expérience est à poursuivre sans aucun doute ! »

Frédéric Miché

Published by FormaSel
commenter cet article
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 15:16

Deux jours d’intervention de la MSA pendant la formation autour de la prévention des risques sur l’exploitation salicole, nous retiendrons essentiellement la seconde journée sur les problèmes de postures et d’ergonomie.

Le leitmotiv de Laurent Boulo sur la saline duquel se déroulaient les mises en situation est : « Mon corps est un outil et il prolonge l’outil que j’ai en main ! ».

Erwan et la lousse

Erwan et la lousse

Surement le capital le plus important du saliculteur est son corps, et c’est vrai qu’il n’est pas rare de voir les paludiers consulter les médecins et kinés pour des problèmes de dos ou de tendinites à répétition.

dans chaque producteur, un squelette à ménager!

dans chaque producteur, un squelette à ménager!

Frédéric Dévoluet, Kinésithérapeute à La Turballe est bien au courant des douleurs des professionnels qu’ils traitent régulièrement dans son cabinet. Il était là avec Laurent Boulo pour analyser les postures et les pratiques du métier.

sous l'oeil attentif de Frédéric dévoluet
sous l'oeil attentif de Frédéric dévoluet

sous l'oeil attentif de Frédéric dévoluet

Dans le magnifique environnement des marais, cette journée ensoleillée a permis de faire passer quelques messages.

La première des choses pour ne pas se faire mal au dos, c’est d’être détendu, donc d’avoir su anticiper les étapes pour ne pas subir les évènements…« venir au marais avec plaisir et c’est déjà un risque de mal de dos sans doute évité ».

Pour Laurent, « La préparation physique commence dès que la saison s’arrête » en pratiquant un minimum d’activité sportive, c’est un gage de redémarrage en douceur. L’autre point sur lequel ont insisté Laurent et Frédéric c’est la nécessité de travailler en souplesse, « Travailler en fluidité », toujours être en mouvement, savoir utiliser son corps en prolongement de l’outil, savoir faire le contrepoids…et avant toute chose avant le premier geste, s’assurer de la bonne adaptation de l’outil à l’opérateur. « J’adapte mon outil à mon corps et pas l’inverse » a répété souvent Laurent…

pour la beauté du geste!
pour la beauté du geste!

pour la beauté du geste!

« J’adapte mon outil à mon corps et pas l’inverse »...

« J’adapte mon outil à mon corps et pas l’inverse »...

…Fort de cette affirmation, Frédéric Dévoluet nous a présenté un prototype d’une « lousse à ponter » adaptée aux situations de travail qu’il a analysées sur le terrain. Un outil adapté diminue les risques de traumatismes musculosquelettiques.

Les essais réalisés par les stagiaires et par Laurent ont permis de souligner les qualités de ce nouvel outil, et les améliorations à y apporter.

la nouvelle lousse et le squelette fétiche de cette journée.

la nouvelle lousse et le squelette fétiche de cette journée.

Avec toutes ces recommandations et ces analyses, fini les tendinites et les lumbagos, et même, nous devrions avoir des stagiaires aux gestes souples et élégants cet été sur les salines, tous les soirs au couchant, nous assisterons à un balais de làs et de brouettes…

A quand une note artistique sur l’épreuve pratique ?

Mon corps est un outil!...

Merci à tous les stagiaires pour leur implication dans cette journée,

merci à Nathalie Morvan de la MSA 44, à Frédéric Dévoluet pour son investissement dans la compréhension du métier de paludier,

merci à Laurent Boulo de nous accueillir sur son marais et de passer ce temps pour la formation,

merci aussi à Olivier Dantec pour cette dernière photo, correspondant à  Presse Océan il nous a accompagné pour présenter la novelle lousse à la presse.

 

 

 

Frédéric Miché

Published by FormaSel
commenter cet article
22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 15:04

La semaine « adaptation des compétences » a été pour les stagiaires l’occasion de découvrir d’autres sites de production et d’autres savoir-faire. C’est aussi le moment des retrouvailles (la formation est décentralisée depuis le stage du mois de mars). Du 20 au 24 avril le groupe s’est donc rendu sur les Îles de Ré, d’Oléron et enfin de Noirmoutier. En cours de route, nous nous sommes arrêtés sur deux autres lieux de stage : Hiers/Brouage (Charentes) et Bouin.

L’objectif de cette semaine est de découvrir les sites et de comparer l’architecture des marais salants ainsi que leur fonctionnement. Si dans le principe les marais salants diffèrent peu, on se rend vite compte que la structure des marais, les techniques de travail et de production sont influencés par l’Histoire du site, la nature des sols, le climat…

Cette année encore la météo était avec nous. Nous avons pu participer à des chantiers de remises en état, mais aussi à des travaux de préparation de champs de marais sur Ré. Les sauniers qui nous accueillent privilégient les chantiers « coups de main » (problèmes de santé/personnes en charge de responsabilités professionnelles prenantes) pour donner du sens au travail, et mettre en avant les valeurs d’entraide et de solidarité.

Bravo aux stagiaires qui ont su faire preuve d’efficacité, d’autonomie et d’organisation sur les différents chantiers. Au retour, la pluie leur a permis de souffler un peu (ils ne me contrediront pas, la semaine était bien remplie) avant de reprendre les travaux sur leur saline de stage.

Au cours des visites et rencontres, de nombreux échanges ont lieu, avec les sauniers, mais aussi au sein du groupe. L’intérêt de ces échanges est réel, ils permettent de confronter les points de vue et d’affiner les connaissances. Merci à tous les sauniers qui nous ont reçus, pour le temps qu’ils nous ont consacrés et pour leur accueil chaleureux.

Visite d’un champ de marais traditionnel avec Brice et Hugues, sauniers Rétais.

Visite d’un champ de marais traditionnel avec Brice et Hugues, sauniers Rétais.

Découverte de nouveaux outils, ici le souvron

Découverte de nouveaux outils, ici le souvron

Mardi la journée débute par un chantier de remise en état d’un champ de marais sur l’Île de Ré.

Préparation et pose des tuyaux d’alimentation des nourrices et aires saunantes.Préparation et pose des tuyaux d’alimentation des nourrices et aires saunantes.

Préparation et pose des tuyaux d’alimentation des nourrices et aires saunantes.

Reprise des levées d’argiles des aires saunantes : tailler les bords du chemin de roulage, charger les pièces.

Reprise des levées d’argiles des aires saunantes : tailler les bords du chemin de roulage, charger les pièces.

Temps de pause avec pique-nique sur le marais

Temps de pause avec pique-nique sur le marais

L’après-midi est consacré à un chantier de préparation d’un champ de marais chez Manu et Guy.

Cap au sud!...

Mercredi, l’Île d’Oléron, nous sommes accueillis par Amandine et Guillaume.

Chantier de remise en état, l’équipe lève le chemin de sel. Le champ de marais est long, il y a de la place pour tous !
Chantier de remise en état, l’équipe lève le chemin de sel. Le champ de marais est long, il y a de la place pour tous !

Chantier de remise en état, l’équipe lève le chemin de sel. Le champ de marais est long, il y a de la place pour tous !

Jeudi, après une longue route nous arrivons sur l’Île de Noirmoutier par le passage du Gois.

Hervé nous emmène chez Gilbert qui nous fait faire le tour de son marais.

Gilbert devant son coeff de cheville (réglage d’alimentation en eau entre marégât et champ de marais).
Gilbert devant son coeff de cheville (réglage d’alimentation en eau entre marégât et champ de marais).

Gilbert devant son coeff de cheville (réglage d’alimentation en eau entre marégât et champ de marais).

Vendredi, la dernière journée est consacrée au dévasage d’une saline qui n’est pas exploitées depuis quelques années.

Cap au sud!...
Cap au sud!...

Laurent Bouineau

Published by FormaSel
commenter cet article
1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 14:51
les maître de stage au coeur de la formation

Après deux semaines d’accueil des stagiaires par leur maître de stage respectif, je tenais à les remercier tout particulièrement pour leur implication et leur investissement.

Le maître de stage doit accompagner le stagiaire, le conduire petit à petit vers l’autonomie. Il doit bien sur transmettre les gestes techniques qui feront de lui un futur bon producteur, mais plus que cela, il doit lui permettre d’avoir une réflexion sur son métier et sa profession. Il doit avoir les qualités pour mettre en évidence les aptitudes qu’il doit acquérir pour devenir un chef d’exploitation agricole (l’anticipation, l’organisation du travail, la responsabilité d’employeur, la capacité à gérer…). Souvent son rôle ne s’arrête pas là, il est le vecteur de son intégration professionnelle et la relation se poursuit bien souvent au-delà de l’installation en l’accompagnant dans la recherche de ses salines de production.

les maître de stage au coeur de la formation
les maître de stage au coeur de la formation
les maître de stage au coeur de la formation
les maître de stage au coeur de la formation

Etre maitre de stage requiert d’avoir de nombreuses qualités

les maître de stage au coeur de la formation

outre être un professionnel confirmé, il doit être à l’écoute

les maître de stage au coeur de la formation

savoir observer pour proposer des corrections

les maître de stage au coeur de la formation

être patient, tolérant, toutes qualités psychologiques nécessaires pour bien accompagner quelqu’un dans ses premiers pas vers une nouvelle activité

les maître de stage au coeur de la formation

Il faut être capable de se souvenir de ses premiers pas et des hésitations du débutant

les maître de stage au coeur de la formation

Il faut pouvoir accepter les lenteurs du néophyte et comprendre les inquiétudes du stagiaire en reconversion

les maître de stage au coeur de la formation

Il faut être généreux.

MERCI A EUX POUR LOUR PASSION DU METIER  ET LEUR ENTHOUSIASME AU TRAVAIL

les maître de stage au coeur de la formation
Published by FormaSel
commenter cet article