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Objectifs de ce blog


Grâce à ce blog, notre objectif est de faciliter la mise en réseau entre l’ensemble des acteurs de la formation "BP REA saliculture" qu'ils soient formateurs, intervenants, stagiaires (actuels et anciens), membres du conseil de perfectionnement, maîtres de stage et professionnels des différents sites… 

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Si vous souhaitez des renseignements sur la formation sur le BP REA Saliculture, veuillez joindre le centre de formation: Direction Emploi-Formation  de la Chambre d'Agriculture au 02 53 46 60 53 ou contacter le coordinateur de la formation par courriel frederic-miche@orange.fr

 

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 08:15

Après deux mois de travail sur le terrain, ces dernières semaines ont été consacrées à l’analyse de l’exploitation du maitre de stage.

C’est une étape importante dans la compréhension du fonctionnement de l’entreprise salicole.

  • Qu’est ce qui motive le paludier ou le saunier ?
  • Quel mode de production a-t-il été amené à mettre en place ?
  • Comment définir un système de production agricole ?
  • Comprendre les enjeux de l’emploi sur le marais.
  • Echanger sur les choix à faire dans la gestion de l’eau.
  • Se projeter sur les améliorations à apporter au foncier.
  • Partager les visions d’avenir du produit, du métier et du territoire.
  • Apprendre les gestes techniques.

Entre le maître de stage et le stagiaire, c’est une relation privilégiée qui se construit tout au long de l’année de formation entre le stagiaire et le maître de stage.

Valérick et Adrien, Jean-Marc et Bruno, Julien et Laurent; des sourires pour conclure une saison réussieValérick et Adrien, Jean-Marc et Bruno, Julien et Laurent; des sourires pour conclure une saison réussie
Valérick et Adrien, Jean-Marc et Bruno, Julien et Laurent; des sourires pour conclure une saison réussie

Valérick et Adrien, Jean-Marc et Bruno, Julien et Laurent; des sourires pour conclure une saison réussie

Comme le dit Bertrand, maitre de stage :

« C’est difficile de transmettre le métier, ce n’est jamais la même chose d’une année à l’autre…il faut toujours s’adapter, toujours être capable de prendre des décisions…sans jamais être sûr d’avoir pris la bonne…»

C’est tout l’enjeu de la transmission : être capable de donner le « sens » du paludier ou du saunier, comme on parle souvent du sens de l’éleveur, être attentifs aux signes du marais, de la météo…être prêt au bon moment !

jean-Marc et Gilles,  Julien et Bertrand,  Matthieu et Sylvain; des liens qui dureront tout au long des installations jean-Marc et Gilles,  Julien et Bertrand,  Matthieu et Sylvain; des liens qui dureront tout au long des installations
jean-Marc et Gilles,  Julien et Bertrand,  Matthieu et Sylvain; des liens qui dureront tout au long des installations

jean-Marc et Gilles, Julien et Bertrand, Matthieu et Sylvain; des liens qui dureront tout au long des installations

La réussite de cette transmission se joue dans la relation qui s’établit entre le maitre de stage et le stagiaire. Les complicités qui peuvent naitre, l’écoute et l’observation du producteur expérimenté amène petit à petit le néophyte a affiné son regard et ses autres sens. Plus encore, il en découlera le succès de l’installation du futur saliculteur puisque souvent, la recherche du foncier, la remise en état et le suivi des premières années se font sous la tutelle du maitre de stage.

 

 

Morgan et Nicolas, Sébastien et Olivier, Yann et Gilles; rencontre autour d'un produit: le sel.Morgan et Nicolas, Sébastien et Olivier, Yann et Gilles; rencontre autour d'un produit: le sel.
Morgan et Nicolas, Sébastien et Olivier, Yann et Gilles; rencontre autour d'un produit: le sel.

Morgan et Nicolas, Sébastien et Olivier, Yann et Gilles; rencontre autour d'un produit: le sel.

Frédéric Miché

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 16:34

9 semaines de stage, 9 semaines sur le terrain, 9 semaines en autonomie sur la production de sel, et le moment est venu de retourner en salle pour finir la formation.

Heureusement une petite bruine a stoppé momentanément la récolte du sel ! Les stagiaires sont rentrés en formation avec moins de regrets que par grand beau temps.

la satisfaction d'un stage réussi: une belle récolte dans un bel environnement!

la satisfaction d'un stage réussi: une belle récolte dans un bel environnement!

Les premiers moments de la matinée ont permis au groupe de se retrouver après ces deux mois disséminé aux quatre coins du marais, jusqu’à Ré. Les ressentis sur la saison sont tous positifs, jusqu’à exprimer : « je me suis bien amusé ! ». Il faut entendre : « cette saison de stage sans pression de recherche de productivité à tout prix m’a permis de faire des essais, d’expérimenter des façons différentes de régler l’eau, de prendre le gros sel… ».

Autre remarque récurrente : « ça a été une saison sans interruption, idéale pour acquérir les gestes de récolte…par contre physiquement fatigante ; j’ai bien apprécié les quelques petite et rares coupures dans la production… ».

plus que la fatigue, c'est la fierté d'avoir produit un beau sel qui restera de cette première année de production

plus que la fatigue, c'est la fierté d'avoir produit un beau sel qui restera de cette première année de production

Justement, la période de récolte est utilisée pour réaliser l’évaluation des compétences pratiques du stagiaire. C’est sur la saline elle-même, quand le temps le permet, et cette année, la météo était propice à cet exercice que le maitre de stage et le formateur technique évaluent le stagiaire.

Le maître de stage fait le tour des acquisitions pratiques, en revenant sur les techniques de préparation de salines ou des travaux d’hiver ainsi que sur les gestes relatifs à la récolte.

Laurent, le référent technique demande au stagiaire d’analyser sa saline, de porter un regard critique sur sa pratique, et sur sa récolte. Le stagiaire développe un point d’adaptation technique qu’il a été amené à mettre en place suite à un incident ou pour améliorer un point technique de sa saline.

 

évaluation de la pratique de production de sel sur le terrain avec le maitre de stage et le formateur

évaluation de la pratique de production de sel sur le terrain avec le maitre de stage et le formateur

Frédéric Miché

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 14:46

L’été, saison de toutes les attentes et de tous les espoirs pour le producteur de sel sur le littoral Atlantique.

Les stagiaires sont en stage pratique sur leur saline.

Le travail d l’hiver et du printemps pour préparer les salines va-t-il être récompensé ?

Le soleil et le vent seront-ils au rendez-vous pour que la cristallisation s’opère ?

Quelques photos, autoportraits en guise de commentaires sur le début de saison...fierté, et plaisir de produire!...Y a d'la joie chez le stagiaire 2016!

de Ré à Guérande, et même vus du ciel...les prmiers grains de sel et leurs auteurs!
de Ré à Guérande, et même vus du ciel...les prmiers grains de sel et leurs auteurs!
de Ré à Guérande, et même vus du ciel...les prmiers grains de sel et leurs auteurs!
de Ré à Guérande, et même vus du ciel...les prmiers grains de sel et leurs auteurs!
de Ré à Guérande, et même vus du ciel...les prmiers grains de sel et leurs auteurs!
de Ré à Guérande, et même vus du ciel...les prmiers grains de sel et leurs auteurs!
de Ré à Guérande, et même vus du ciel...les prmiers grains de sel et leurs auteurs!
de Ré à Guérande, et même vus du ciel...les prmiers grains de sel et leurs auteurs!

de Ré à Guérande, et même vus du ciel...les prmiers grains de sel et leurs auteurs!

Quelques témoignages de stagiaires:

-Le début de saison a été capricieux, « ce qui est plus difficile que le travail physique, c’est de gérer sa tête, rester calme et espérer que la météo soit favorable pour qu’enfin ça démarre…»

-"Les premières semaines j’ai appris en faisant des bêtises… "

-« c’est super, ça marche bien ! »

-« y a du travail, les journées sont bien occupées. »

-« j’ai voulu aller trop vite, je reprends depuis le début, bien s’appliquer à la prise de gros sel, et je verrai plus tard pour aller plus rapidement... »

Voilà quelques impressions recueillies après les premières semaines de stage en autonomie sur le terrain.

Autonomie relative, les maîtres de stage ne sont jamais bien loin pour corriger ou rassurer « l’élève » !

Nous souhaitons une bonne saison à chacun, une météo propice, et nous nous retrouvons en septembre pour l’analyse de la saison avant la fin de la formation et la construction finale du projet d’installation.

Frédéric Miché

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 11:34

Une approche du marché global de la filière est abordée par une intervention de Ronan Loison, directeur de la coopérative des producteurs de sel de Guérande.

Quelle déception, le sel est plus utilisé pour le déneigement des routes que pour l’alimentation !!!

Les apports en salle permettent de mieux comprendre les enjeux de la commercialisation des sels dits « d’origine ». La segmentation du marché, la reconquête de « l’alimentarité » du sel de l'atlantique, la politique des signes d’appellation de qualité et d’origine…

GAEC Morel Lechantoux
GAEC Morel Lechantoux

L’autre objectif de la formation est de rencontrer les acteurs de la filière qui commercialisent leur sel de différentes façons.

Les stagiaires sont allés voir un groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) sur le bassin du Mès,

ils ont rencontré un groupement d’intérêt économique (GIE) à Noirmoutier, des sauniers mutualisent une partie de leur sel pour la commercialisation.

martine et fabien Ruffio sauniers à Noirmoutier commercialisent une partie de leur sel avec un GIE

martine et fabien Ruffio sauniers à Noirmoutier commercialisent une partie de leur sel avec un GIE

produire n'est pas tout...

Bien sûr les coopératives des trois grands sites de production de sel d’origine ont accueilli le groupe en formation.

les établissements Bourdic, et leur marque
les établissements Bourdic, et leur marque

A Guérande d’autres opérateurs nous ont ouvert leur porte:

les établissements Bourdic,

et Tradysel

produire n'est pas tout...

Tradysel: des paludiers qui se sont regroupés en société pour vendre leur sel et faire du négoce avec le sel d'autres producteurs guérandais.

produire n'est pas tout...

Sur l’île de Ré un saunier qui vend son sel directement sur la saline a montré qu’un autre rapport au client était possible. La vente s’effectue en libre-service sur le talus de l’exploitation…un rapport de confiance !

le plaisir de vendre son produit et de communiquer sur le métier de producteur de sel
le plaisir de vendre son produit et de communiquer sur le métier de producteur de sel

Didier Aube, producteur en vente directe est venu nous parler des enjeux de la commercialisation en tant que producteur indépendant et de la nécessité de s’investir dans des réseaux de producteurs.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 14:21

Comme il en est coutume la promo 2016 du BPREA Saliculture à pris la route du sud pour aller à la
rencontre des sauniers. Cette année deux arrêts sont prévus :l'île de Ré et de Noirmoutier. En route !

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

Après 4h de route nous voici sur l'île de Ré, une tempête de ciel bleu nous accueille ainsi que Morgan, le rétais de la promotion.

Après un pique-nique à côté du phare des Baleines nous rejoignons Louis
Merlin pour découvrir son ''champ de marais''.

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

Une belle longueur de carreaux et de nourrisses…2 rangées de 54 carreaux, un champ double
moderne réalisés à la pelleteuse puis repris par Louis à la main .

Soit 500m de terrain !

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.
A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

Il nous présente aussi les outils rétais, voici
ici un rouable pour nettoyer les fonds de
nourrices et de carreaux.

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

Martine Caharel et un
souvron qui sert à trousser
le sel mis en cochon sur le
nez du carreau. Le souvron
est percé pour laisser passer
l'eau.

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

Bernard Penaud, le propriétaire du champ de marais de Morgan est intarissable sur les histoires du coin.

Le marais du Barot était exploité par son grand-père. Bernard a commencé avec sa famille
puis il l'exploite de 1944 à 1999 avec un champ double puis le marais devient un champ moderne
en 2000 et la vissoule est aménagée pour rajouter 48 carreaux,

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

Le champ de marais du Barot en champ moderne : chemin de roulage et carreaux que d'un côté.
Marais du Barot (dit : Barotte) Les Portes en Ré
Réserve Naturelle de l'îlot des Niges

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.
A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

Le lendemain matin nous donnons la main à Cyril Vausselle
pour décabosser les carreaux et agrandir le chemin de
roulage (pour le tracteur).

Coopérateurs et indépendants sont
présents sur le chantier, nous sommes environ 25. Malgré le
nombre, nous n'arriverons pas à bout des 89 carreaux.

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

Contrairement aux oeillets guérandais, le fond est très dur, on peut même descendre dans les
carreaux, sans laisser de traces sur l'argile.

Morgan, le local, Sébastien, Matthieu, Gilles et Bruno 5 des stagiaires de cette années.

Morgan, le local, Sébastien, Matthieu, Gilles et Bruno 5 des stagiaires de cette années.

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

On a aussi profité du chantier
pour s'essayer aux outils rétais,
ici une boguette.

Pas de répit ! Après le chantier nous faisons le point avec Laurent sur tout le vocabulaire et l'organisation rétais.

Pas de répit ! Après le chantier nous faisons le point avec Laurent sur tout le vocabulaire et l'organisation rétais.

Jour 3 : après avoir mis la boyette dans l'argile on enfile la charlotte pour visiter la Coopérative de Ré avec Hugues. Puis

Jour 3 : après avoir mis la boyette dans l'argile on enfile la charlotte pour visiter la Coopérative de Ré avec Hugues. Puis

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.
A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

Puis nous allons voir Cédric de Rivesaline, qui nous présente son entreprise et ses modes de
commercialisation.

Voici son ''self shop'' ou stand autonome, il n'y a pas de vendeur. Idéalement situé au bord du champ de marais et de la piste cyclable, les visiteurs peuvent s'arrêter et acheter le sel et les produits dérivés seuls.

Nous prenons ensuite la route our l'île de Noirmoutier, nous voici ici à table sous le tipi.

Nous prenons ensuite la route our l'île de Noirmoutier, nous voici ici à table sous le tipi.

Pas de chance, le beau temps nous a quitté, nous sommes chez Fabrice, pour benner les vives. On

Pas de chance, le beau temps nous a quitté, nous sommes chez Fabrice, pour benner les vives. On

On voit bien ici la différence de niveau avant/ après.

On voit bien ici la différence de niveau avant/ après.

Une vue du champ de marais noirmoutrin. onfinira bien trempé!Une vue du champ de marais noirmoutrin. onfinira bien trempé!

Une vue du champ de marais noirmoutrin. onfinira bien trempé!

Oeillets et pèces amettantes.

Oeillets et pèces amettantes.

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

L'après midi nous avions aussi un chantier de bennage de prévu, qui c'est malheureusement annulé à cause de la météo.

Nous faisons donc un tour de la saline de Xavier, nous en profitons pour parler
de la coopérative.

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

Le soir Nicolas, passionné d'histoire, nous fait une conférence sur l'histoire du marais
noirmoutrin.

A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.
A la découverte d'autres sites salicoles atlantiques.

Pour le dernier jour nousretrouvons Martine et Fabrice à leur salorge pour
nous présenter leur entreprise. ils sa sont regroupés à plusieurs sauniers pour commercialiser leur sel sous forme de GIE.

Nous reprenons ensuite la route vers Guérande.

Adrien BRUAND, stagiaire 2016

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 10:50

C’est parti pour une nouvelle saison !

La tournée des réunions d’information collective a démarré le 4 mars dernier à la Turballe, dans les locaux du centre de formation de la Chambre d’agriculture.

Tous se projettent en tant que paludiers sauniers mais il n’y aura que quelques élus au bout du chemin : objectif « être admis à la formation du « Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole Salicole ».

30 candidats pour le métier de paludier à La Turballe

30 candidats pour le métier de paludier à La Turballe

La route du sel se poursuivra le 25 mars sur l’Ile de Noirmoutier dans la commune de l’Epine, pour une seconde édition d’information auprès du public. Cette demi-journée permettra de faire un petit tour du côté des salines afin d’échanger avec les professionnels locaux. Isabelle Blanchard et Hervé Boche, compagnons de ce voyage permettront de toucher de plus près les conditions professionnelles du métier de saunier.

Le vent portera pour finir à Ars en Ré, le vendredi 1er avril.

Non ce n’est pas un Poisson d’avril !

Frédéric MICHE, coordinateur pédagogique de la formation présentera la condition sinequanone pour réussir la formation : la collaboration maitre de stage et candidat.

Deux tiers de la formation sont acquises sur le terrain, la relation de ce duo augure le succès de l’acquisition de compétences.

Et pour finir ce périple, une vue d’ensemble des palettes de financements sera présentée. N’oublions pas que le Conseil Régional des Pays de la Loire a inscrit pour la 37e année consécutive, la volonté de financer cette formation pour les demandeurs d’emploi avec le concours du Fonds Social Européen.

Le Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole Salicole exige beaucoup de travail personnel, et une implication constante tout au long de la formation.

Ça tombe bien, être saunier c’est être endurant !

Devenir saunier, c’est endosser le rôle de producteur, c’est faire des choix de stratégie commerciale, de diversification éventuelle en intégrant un volet accueil du public par exemple. C’est aussi devenir un acteur important du territoire de production qui façonne le paysage, qui fait vivre une activité traditionnelle et qui donc participe à affirmer l’identité de ce territoire.

Sur la route du sel, du marais Guérandais à l’Ile de Ré:

Ces rendez-vous d’information sont ouverts à tous (pour des raisons d’organisation, il est préférable de signaler sa participation au 02 53 46 60 53).

Sandrine Landriau

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 14:59

Bottes, bien couverts, les deux pieds dans l’argile et dans l’eau…à la découverte de la vie du marais.

Petit retour rapide sur une semaine d’immersion dans l’écosystème du marais :

sur le terrain ou en salle, séquences découvertessur le terrain ou en salle, séquences découvertessur le terrain ou en salle, séquences découvertes

sur le terrain ou en salle, séquences découvertes

Trois jours de formation sur le plancton, les invertébrés et les oiseaux du marais salants pour comprendre les interactions entre le métier de saliculteur et l’écosystème.

Guillame Gélinaud de l'association Bretagne vivante anime avec toute sa passion deux jours avec les stagiaires. il fait découvrir la diversité des formes qui habitent les marais, du très petit au plus gros.

les apports en salle permettent de comprendre comment s'est formé cet écosystème particulier, et quels sont les liens qui unissent toutes ces espèces qui le composent.

les facteurs qui influent sur l'écosystème "marais salants"

les facteurs qui influent sur l'écosystème "marais salants"

L’objectif de ces trois jours n’est pas de réaliser un inventaire de la flore et de la faune du marais.

En fait, nous avons trois objectifs :

1/ connaitre les organismes vivants dans le marais et que le professionnel côtoie régulièrement au cours de la pratique de son métier de production.

2/ comprendre le fonctionnement de l’écosystème « marais salants » et la complexité des relations entre les espèces de ce territoire.

3/ s’approprier les enjeux de sa pratique professionnelle sur le maintien des équilibres de l’écosystème.

c'est une période particulièrement intéressante où les marais atlantiques, de Ré, de Noirmoutier, ou guérandais, sont particulièrement animés puisqu'ils accueillent une grande quantité d'oiseaux en migration.

les enjeux de préservation de l'écosystème des marais est plus large que la préservation d'un paysage local et que la conservation d'un patrimoine floristique et faunistique du territoire. En effet, cet écosystème contribue nettement à la pérennité d'espèces d'intérêt international dont de fortes proportions de la population passent par les marais atlantiques.

sur les traicts du Croisic et dans les vasières des marais, un repos bien mérité pour ces migrants qui viennent du nord!sur les traicts du Croisic et dans les vasières des marais, un repos bien mérité pour ces migrants qui viennent du nord!

sur les traicts du Croisic et dans les vasières des marais, un repos bien mérité pour ces migrants qui viennent du nord!

Frédéric Miché

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:47

« C’est intéressant de passer une semaine sur autre chose que du sel…ça nous montre les réalités d’une autre activité que je ne connaissais pas », conclut un stagiaire en fin de semaine de formation.

C’est l’objectif de cette semaine, connaitre et comprendre les enjeux d’un métier très proche de celui de la saliculture. Les enjeux sont différents pour ces deux professions, mais il y a des points de convergences, ne serait-ce que sur le rapport au territoire et aux enjeux d’urbanisation, et de conflits d’usages avec les activités touristiques littorales.

De plus, il y a quelques saliculteurs qui sont également conchyliculteurs. Il y a 25 ans, certains paludiers guérandais avaient choisi de se diversifier en mettant en place un atelier aquacole complémentaire.

Un autre point fort de ces deux métiers de production est le lien très fort essentiel à l’écosystème.

Deux activités littorales qui utilisent la même matière première, l’eau de mer.

Les premiers jours nous sommes allés à la rencontre des productions et des producteurs sur l’estran de cap-Atlantique.

le groupe face au bouchots et sur les parcs à huitres de Pen Bé
le groupe face au bouchots et sur les parcs à huitres de Pen Bé

le groupe face au bouchots et sur les parcs à huitres de Pen Bé

La principale production de la baie de Pen Bé est l’huitre, mais il y a aussi quelques parcs destinés à la production de moules sur bouchots.

c'est le moment de s'interroger sur les modes de production, sur les surfaces investies par les conchyliculteurs:

Quel est le foncier sur lequel se développent ces productions ?

Quels sont les conditions d’accès au domaine public maritime et les règles qui encadrent l’activité conchylicole ?

qu'est ce qui fait la valeur productive d'un secteur?

comment est organiser la profession?

quels sont les aléas climatiques, les risques sanitaires?

Autant de questions qui ciblent les enjeux d'une profession et qui identifient les risques pris dans une installation en conchyliculture.

production de coques et palourdes sur le traict du Croisic.
production de coques et palourdes sur le traict du Croisic.

production de coques et palourdes sur le traict du Croisic.

Frédéric Buino, éleveur de coques au Croisic nous explique son métier, de la fourniture du naissain de coques pêchées en baie de Vilaine par des pêcheurs à la drague, jusqu'à la vente du coquillage, soit à la destination des marchés du frais ou des conserveries espagnoles.

Le Croisic premier centre de production de coques en France. Cap-Atlantique est un territoire riche et diversifié en terme de production conchylicoles:

- les moules de Pénestin

- les huitres sur Pen Bé et Le Croisic

- les coques et palourdes au Coisic

- des productions en marais à Mesquer et St Molf

Nous allons à la rencontre de Jean Evennou, pêcheur à pied et affineur d'huitres en marais.

produire en marais, faire un beau produit et en être fier
produire en marais, faire un beau produit et en être fier

produire en marais, faire un beau produit et en être fier

Pour finir la semaine et avoir une connaissance de l'ensemble de la filière, nous nous sommes rendu en Vendée, à Bouin, pour visiter une entreprise de production de naissain de coquillages, et une entreprise de production d'algues.

L'objectif de ces visites est de comprendre d'où peut venir le naissain quand il n'est pas fournit directement par le milieu naturel et d'envisager les nouvelles évolutions possibles pour la conchyliculture.

La rencontre avec la société Inovalg et monsieur Jean-Paul Braud, permet de découvrir d'autres cultures. Nous sommes bien loin des pratiques extensives de la production de coquillages sur l'estran et en marais, mais c'est intéressant de voir quelles voies peuvent emprunter les cultures marines dans l'avenir.

Au cours des rencontres de tous ces jours, nous avons eu la chance de croiser des professionnels investis, passionnés et passionnants.

des productions intensives qui contrastent avec les productions sur l'estran ou en maraisdes productions intensives qui contrastent avec les productions sur l'estran ou en maraisdes productions intensives qui contrastent avec les productions sur l'estran ou en marais

des productions intensives qui contrastent avec les productions sur l'estran ou en marais

Une fois cette approche des activités conchylicoles faite, le travail des stagiaires est de se mettre en situation de monter un place un atelier complémentaire à leur future exploitation salicole à titre principal.

il faut définir les potentialités d'un site, voir les conditions d'accès, définir un segment de production dans la filière conchylicole et connaitre les règles de la mise sur le marché, sans éluder l'analyse de la compatibilité de cette activité annexe avec l'activité principale.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 17:06

Deux semaines consacrées à l’étude des productions agricoles sur un territoire.

L’objectif est d’appréhender la diversité des productions agricoles sur un territoire et d’identifier les atouts et les contraintes de ce territoire vis-à-vis de ces métiers.

En parallèle les stagiaires commenceront à développer leur projet professionnel.

Pendant la première semaine par petits groupes de stagiaires, des visites d’exploitations ont été organisées.

Le groupe de futurs producteurs de l’ouest du département, saliculteurs, éleveurs et maraîchers ont été reçus par un éleveur bovins viande de Montoir et un paludier à Saillé en Guérande.

le territoire de l'exploitation de Jean-Paul Juinle territoire de l'exploitation de Jean-Paul Juin

le territoire de l'exploitation de Jean-Paul Juin

Jean-Paul Juin nous a bien exposé les problématiques de l’exploitation agricole en zone périurbaine. Il est pris en tenaille entre la ville qui s’étend les zones portuaires qui se développent toujours et les contraintes environnementales des zones humides de la Brière.

L’éleveur doit trouver sa place. Il doit toujours être vigilant et s’investir dans les groupes de réflexion sur les projets de développement locaux.

Autre territoire, autre production :

le bassin salicole guérandais et son environnement proche

le bassin salicole guérandais et son environnement proche

Cyrille Pras a accueilli les stagiaires sur sa saline à Sissable au milieu des traicts du Croisic. Il a expliqué les techniques de production de sel.

Les enjeux de durabilité de l’exploitation salicole ont été bien mis en avant : faire une activité économique rentable dans un environnement fragile, respecté et valorisé tout en participant à l’économie locale en travaillant à la transmission des savoirs et à la remise en état des structures de production.

cyrille face aux marais salants de Guérande

cyrille face aux marais salants de Guérande

Un travail d’appropriation du territoire est engagé par les stagiaires il s’agit d’un travail collectif dont la synthèse individuelle servira de support à une évaluation

Les questions qui se posent aux stagiaires : quelles sont les atouts et les contraintes du territoire sur ma production ?

En quoi mon exploitation est impactée par les projets de territoire ?

Comment mon entreprise s’intégrera à mon environnement socio-économique ?

le groupe au travail

le groupe au travail

Le statut de producteur primaire est un statut à part dans le monde socio-économique. Le producteur est complètement lié à son territoire, particulièrement le saliculteur qui ne peut pas être délocalisé.

Ces deux semaines de travail sur le thème « Mon projet en agriculture dans son environnement professionnel et sociétal » est plus qu’une préparation de projet professionnel en agriculture, c’est pratiquement un appel à devenir un producteur acteur de son territoire !

Frédéric Miché

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 10:11

Ce matin, Fabien, ancien stagiaire de la promo 2013/2104, nous accueille sur une de ses salines pour des travaux de remise en état. Paul, son voisin de saline est venu prêter main forte, accompagné d’un ami qui vient découvrir le marais.

A l’arrivée, un temps est consacré à la présentation de l’historique de la saline et des choix stratégiques qui ont été retenus pour la remise en état. A ce stade de son parcours, Fabien s’appuie toujours sur les conseils de Gilles qui l’accompagne depuis la formation. L’intérêt de la démarche est de permettre au groupe de se confronter aux problématiques des remises en état. Ce temps d’échanges a particulièrement été apprécié par le groupe.

se familiariser avec l'outil et l'argile

se familiariser avec l'outil et l'argile

La saline n’est pas exploitée depuis quelques années et les ponts (structures d’argile qui délimitent les bassins) se sont affaissés. L’objectif de la matinée est de reprendre et consolider la ponture d’une partie de la saline. Après une démonstration, les stagiaires peuvent à leur tour mettre en œuvre l’ensemble des opérations : tracer les ponts, réaliser des « ourdis » qui constituent les flancs du pont et lorsque la configuration du chantier le permet, charger les ponts avec de la terre pour finaliser le travail.

L’exercice est nouveau pour certains, il permet une première approche pratique de la réfection des ponts. Ces ateliers sur le terrain sont l’occasion pour chacun de travailler le geste et de corriger les postures, ou encore de s’interroger sur la mise en œuvre du chantier (intérêt du niveau d’eau pour la régularité du travail, prise en compte de la consistance de la matière…).

un travail individuel, un travail de groupe qui doit être bien coordonné.

un travail individuel, un travail de groupe qui doit être bien coordonné.

En dehors des aspects techniques, la matinée a également permis au groupe de constater l’importance de l’organisation du travail et du temps consacré à la gestion du chantier collectif (alimentation en eau du chantier, répartition des travailleurs…).

le résultat du travail valide l'acquisition des gestes techniques

le résultat du travail valide l'acquisition des gestes techniques

Laurent Bouineau.

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